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Empire Avenue est un nouveau réseau qui fonctionne comme un marché boursier : les membres vendent et achètent des actions de personnes ou d’entreprises. J’en ai parlé il y a quelques jours

ici.

 

 

 

Comme toute nouveauté, Empire Avenue suscite des débats : Faut-il y être ou pas? Est-ce une perte de temps? Comment va-t-on monétiser ça?, etc.

Au-delà de l’intérêt que cela peut représenter pour les individus (curieux, geeks, gurus des médias sociaux ou professionnels du web), en tant que gestionnaire marketing ou chef d’entreprise vous allez peut-être vous pencher sur la question, à savoir si votre entreprise devrait ou pas y être.

Quelle est l’idée derrière Empire Avenue?

Selon les créateurs du site :

To this end we will be connecting advertisers, consumers and influencers in a manner not as yet undertaken in the online space. Through the Empire Avenue influence stock exchange and its tracking features we will measure the influence value of individuals registered with Empire Avenue.

Quelques applications intéressantes pour les entreprises et les marques

Trouver les personnes qui ont de l’influence sur le web

Théoriquement plus vous avez de la valeur, plus vous êtes influent et vice-versa. En tant qu’entreprise, on pourrait donc se servir de ce réseau pour trouver les influenceurs. Avuons, l’idée n’est pas hyper nouvelle : il suffit de chercher les blogueurs les plus lus, les gens les plus suivis sur Twitter et ceux qui ont le plus de fans ou d’amis sur Facebook. L’avantage d’Empire Avenue est l’agrégation de toute cette information, puisque la valeur de l’individu dépend, entre autres, de son activité sur les autres médias sociaux.

Trouver ceux qui aiment une marque

Les utilisateurs de Empire Avenue peuvent afficher leurs intérêts et leurs marques. C’est tout dire : j’achète du Chanel, je porte du Zara, je voyage avec AirCanada et je vais chez Énergie Cardio (enfin, j’allais quand j’habitais au Québec, là c’est plutôt Gimnasio Pacific – réseau chilien de gyms).

Lorsqu’on crée son profil sur Empire Avenue, on peut y inscrire ses intérêts et ses marques préférées. Mieux encore : si on complète son profil, on reçoit des points (crédits en banque qui permettent de faire plus de transactions! – n’est-ce pas magnifique?).
Vous me voyez venir? Évidemment, on peut rechercher et trier des utilisateurs par intérêt ou préférences en termes de marques.

Créer des communautés

Plusieurs types de communautés existent actuellement sur Empire Avenue : des communautés géographiques (ex : ville de Santiago, Montréal, New York, etc.), des regroupements d’intérêts (ex : affaires et finances, Internet, etc.) et autres.

Vous pouvez donc créer et animer votre propre communauté autour une marque, une entreprise, une organisation à but non lucratif, une cause, etc. Il y a donc de l’intérêt non seulement pour le secteur privé mais aussi pour le public, l’associatif, le non-lucratif, etc. 

Quoi faire ensuite? La même chose que vous faites déjà sur Facebook, Twitter, LinkedIn & cie : créer une conversation, générer de la visibilité, faire de la promotion, fidéliser, etc. Si vous ne le faites pas encore, écrivez-moi

D’autres idées

Il suffit de se creuser un peu les méninges : placement publicitaire, recrutement, etc.. Les grandes boîtes multinationales utilisent déjà les jeux de stratégie comme moyen de recrutement. Là encore, ce n’est pas tout à fait nouveau mais Empire Avenue est public donc à la disposition de n’importe qui.

Impact sur les autres médias sociaux et différences

Plus on est actif sur Twitter, Facebook, Flickr, etc., plus on prend de la valeur sur Empire Avenue. C’est évident que cela fera en sorte que les mordus d’Empire Avenue seront encore plus présents sur les autres réseaux.

Si vous êtes en train de vous demander si ce réseau est un autre Facebook, Twitter, Foursquare, LinkedIn, etc., vous n’êtes pas le seul. À mon avis ce réseau est là pour y rester à cause de ses éléments de différenciation. Ce n’est pas une copie d’un modèle existant malgré le fait qu’on y retrouve des fonctionnalités similaires aux médias en place.

La suite

Pour l’instant je vois donc beaucoup d’intérêt autant au niveau corporatif que personnel. Comme toute nouveauté, Empire Avenue risque d’attirer pas mal de curieux. Le lancement officiel est prévu pour le 28 juillet. Une fois le système en marche, il y aura certainement une autre vague d’inscriptions. Mon petit doigt me dit que le nombre d’usagers fréquents ainsi que la qualité des fonctionnalités du site donneront de bons arguments aux marques pour développer une présence sur Empire Avenue.
 

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Voici ce que j’appelle LA découverte du mois : une bourse de l’influence sur les médias sociaux! Empire Avenue est une création canadienne et nous vient de l’Alberta. Le réseau est en version Beta depuis déjà quelques semaines et sera officiellement lancé le 28 juillet. En attendant, l’accès est permis sur invitation.

Comment ça marche?

 

 

 

L’idée est simple : vous achetez et vous vendez des actions, en plus de vous maintenir actif sur différents réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Flickr, votre blogue, etc.) et sur Empire Avenue. Vos résultats ont un impact sur votre Stock Price. Comme à la bourse, plus vous valez et plus vous êtes en croissance, plus vous intéressez les investisseurs.

Vous pouvez vous inscrire à titre individuel ou à titre d’entreprise (de site web en fait). De mon côté, j’y suis comme Carmen Gerea et comme BW2. Mon Stock Price perso est passé de 10 à 15 en moins de 24h et celui de BW2 approche les 20 points. À 20 points en moins de 24h de son entrée sur le marché on est une option d’investissement fort intéressante, ce qui attire présentement pas mal d’acheteurs et de gens qui surveillent nos actions

Le succès au Chili

Cela a pris énormément d’ampleur au Chili. Santiago est la ville numéro #1 en termes de population sur Empire Avenue et #1 en influence, avec un peu plus de 2 150 personnes. Pour vous donner une idée, dans la communauté de la ville de Québec il y a 6 membres et à Montréal 28!

Comment c’est arrivé? Appelez ça comme vous voulez : du viral, du buzz, de l’influence…Tout a commencé quand Carolina Millán, une chilienne suivie et influente sur Twitter a reçu son invitation. Elle a tweeté sur le sujet, a été retweetée…et le reste était un effet boule de neige, à un tel point que même l’équipe de Empire Avenue est restée sous le choc (voir l’article Chilean avalanche descends on Empire Avenue sur leur blogue ).

Je connais personnellement Carolina et elle étant mon amie sur Facebook, je la voyais en parler depuis un bout mais sachant que c’est quelqu’un de très très geek, cela ne m’a pas nécessairement emballée. Par contre, hier soir, un ami chilien fort passionné par l’entrepreneuriat m’a envoyé un courriel pour m’en parler. Il a capté mon attention et 2h plus tard, je voyais déjà mes actions sur en vente sur le marché.

Quel est l’intérêt d’être influent à la bourse des réseaux sociaux? 

Point de vue entreprise et marque: Rayonnement, promotion, fidélisation, etc.. Ce bidule est plus qu’addictif! Curieusement les marques ici au Chili ont embarqué assez vite, certaines pas mal plus vite qu’elles ont succombé à Twitter, Facebook et cie.

Point de vue du professionnel du web: Interface sympathique, fonctionnalités intéressantes, facile à utiliser. J’imagine déjà plein d’autres options mais tout est à construire et j’ai la confiance que l’équipe qui est en arrière du projet saura être à l’écoute des utilisateurs pour améliorer l’expérience!

Point de vue sur la StartUp Empire Avenue: Le potentiel est là et mon intuition me dit qu’il y a déjà un modèle d’affaires en arrière.

Un autre réseau?

Jouer à la bourse m’a fait penser à E-Strat, le jeu de stratégie de L’Oréal. Avec deux amis et collègues de l’Université Laval, nous avions participé à la compétition en 2007, en finissant troisièmes au Canada. L’objectif sur E-Strat était d’atteindre le plus haut Share Price Index, ce qui dépendait d’une multitude de facteurs et décisions en termes d’investissements et de dépenses pour gérer notre portfolio de marques de produits cosmétiques. À première vue, rien à voir entre Empire Avenue (beaucoup moins de décisions à prendre!) et E-Strat mais en réalité je vois le côté jeu de stratégie, en temps réel et dans un contexte de marché et de concurrence. 

Verdict : Adopté!

J’ai encore 4 invitations donc si cela vous intéresse, faites-moi signe. Honnêtement, c’est la première chose qui m’emballe autant depuis Twitter, il y a déjà un an et demi.

Et n’oubliez surtout pas d’investir dans http://empireavenue.com/CGBW2 et http://empireavenue.com/BW2

MAJ: EAVB_GYWCHROGNO

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Dans la pyramide de Maslow d’un futur expat, la question de l’hébergement est essentielle. Comment fait-on pour trouver un appart à Santiago? Combien ça coûte? Quel quartier choisir? Voici le genre de question que je reçois régulièrement par courriel. J’ai repris ici partiellement ou intégrallement des questions reçues et mes réponses.

Q: Quels quartiers nous recommandes-tu à Santiago?

R : Tout dépend de vos goûts et de votre budget. Perso, j’adore Providencia. C’est vivant, sécuritaire, résidentiel et commercial à la fois, on est proche de tout (métro, bus, commerces, restos, etc.).

Dans la même catégorie budgétaire : Las Condes. C’est plus résidentiel et certains coins très affaires.

Encore plus cher : Vitacura.

Très bien aussi : Lo Barnechea, La Reina. Pour moi, ces trois communes (Vitacura, Lo Barnechea, La Reina) sont bien trop loin du centre et des endroits où je sors. Pour certains, l’air plus frais en vaut la chandelle (plus loin = moins de pollution). 

Bohème sympa : Bellas Artes

Pas mal aussi : Ñuñoa

Q: Tu as l’air satisfaite de ton "petit bijou" ! Je me demandais comment tu avais trouvé un tel appartement.

R: Effectivement, je suis très contente de mon appart. Je l’ai trouvé sur http://www.portalinmobiliario.com/

Q: Combien ça coûte?

R: Il y en a pour tous les budgets.

Q: As-tu un exemple?

R: Mon appart me coûte 230 000 pesos/mois + l’électricité. Gastos comunes, eau, wifi, câble inclus. Vu que tout fonctionne à base d’électricité dans l’appart, y compris l’eau chaude, le max que j’ai payé était autour de 50 000. Ce qui veut dire un total de 280 000 pesos par mois. Selon mes amis, même pour les Chiliens, c’est pas cher, surtout pour la localisation, le fait que les gastos comunes soient inclus, c’est un appart rénové, etc.

À ça il faut ajouter 1 mois de garantie + 50% du loyer d’un mois en frais d’agence.

Q: Nous avons vu sur le site de l’Ambassade qu’il faut impérativement le RUT, un contrat de travail et un chéquier pour louer un appartement. Comment ça s’est passé pour toi ?

R: Moi j’ai rien eu de tout ça. J’ai d’autres amis étrangers qui ont loué sans avoir de RUT, contrat de travail, etc. Il faut trouver un proprio ou une agence capable de comprendre le contexte d’un expat. Dans mon cas c’était facile. J’étais peut-être chanceuse :)  Y’a quand même toujours moyen de s’entendre sur des paiements à l’avance (1-2 mois…j’ai déjà vu des proprios demandant 6 mois d’avance, à mon sens c’est trop et y’a assez d’apparts à louer sur le marché pour se permettre de négocier les conditions).

Q: Est-ce qu’en tant qu’étranger avec la résidence temporaire on peut ouvrir une ligne de téléphone portable et une ligne Internet ?

R: Tu peux avoir un téléphone portable même sans résidence mais ça doit être un prépayé. Pour avoir un forfait, y’a Entel qui offre des plans "primer plan" qui sont pour ceux qui veulent un premier abonnement. C’est pas comme un vrai abonnement parce que tu ne peux pas avoir un bon portable à un prix préférentiel, pas de iPhone, Blackberry, etc. mais ça permet quand même d’avoir un meilleur tarif. Avec la résidence permanente tu peux avoir un "vrai" plan.

Ligne Internet: je ne sais pas. C’est inclus dans mon loyer.

Q: Nous avons plein de questions et inquiétudes, pouvons-nous t’écrire encore?

R: Tant que vous avez fait vos devoirs avant (càd vos recherches), pas de problème.

Si vous parlez anglais, allez faire un tour sur allchile.net. On y trouve un tas d’infos! Posez des questions aussi mais lisez les archives d’abord, les gens aiment pas répondre dix fois à la même question.

Autres lectures:

Article sur le même sujet: Trouver un appartement à Santiago: infos pratiques et expérience personnelle

Entrevue sur Santiago, le Chili et ma vie dans ce coin du monde: Une Québécoise à Santiago
 

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Si vous êtes curieux d’en savoir plus sur le Chili et mon train-train quotidien à Santiago, je vous invite d’aller faire un tour sur EnTransit.ca, où Marie-Julie Gagnon vient de publier une entrevue avec moi : Une Québécoise à Santiago

Marie-Julie est journaliste, blogueuse (son blogue perso: Taxi-brousse) et accroc des voyages, un peu comme moi. Nous nous sommes rencontrées virtuellement grâce à Twitter.

Merci à Marie-Julie pour cette belle occasion de parler du Chili et j’espère vous avoir donné le goût  de découvrir ce pays . La publication de l’article cette semaine était toute une surprise car maintenant oui, je suis officiellement Québécoise. Je viens d’avoir ma citoyenneté canadienne.

Si l’expatriation vous intéresse, gardez un œil sur EnTransit.ca, d’autres entrevues avec des Québécois vivant à l’étranger s’en viennent.

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Deux vidéos extraordinaires que j’aimerais partager avec vous :

 

1.    Volkswagen dresse le bilan carbone de votre activité Facebook

Merci à Olivier Mermet du Blog de nuit pour cette découverte.

Si vous voulez faire votre propre bilan, c’est par ici.

2.    Le Transmédia expliqué par les Raconteurs

 

Le Transmédia expliqué par Les Raconteurs from Les Raconteurs on Vimeo.

Merci à Andrés Restrepo d’avoir partagé cette vidéo.

La morale?

Y’en a pas.

Allez prendre une marche, faire du vélo ou danser le tango. Arrêtez de consommer – même de l’information – et profitez un peu plus de la vie et des gens autour de vous.

PS : Le titre aurait pu être « C’est dimanche : on se questionne sur la consommation et le marketing? » mais évidemment, en bonne marketeuse je me dois de respecter la science et mes confrères ;)

PPS : Non, je ne vis pas de questionnement existentiel par rapport à mon métier mais parfois ça fait du bien de mettre au clair ce qui nous attire vraiment dans ce qu’on fait :)   

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Vous planifiez le lancement d’un produit ou d’une entreprise? Vous avez sûrement besoin d’un nom pour votre future création. 

Après avoir vu un tas de marques de produits et de boutiques aux noms sexy mais honnêtement pratiquement introuvables sur Google, je me suis dit que je ferai un appel au bon sens. Green salad, c’est bien beau, mais espérez pas qu’on vous retrouve sur un moteur de recherche. 

Comment faire?

Petit exercice : faites une recherche sur Google. Si en cherchant le futur nom de votre marque vous avez 15 956 000 résultats de recherche, retournez autour de la table de et demandez plus de jus de cerveau à vos créatifs. Ou prenez une tasse de café de plus et réfléchissez-y encore, si vous vous lancez à votre compte et n’avez pas d’agence en arrière.

Assurez-vous aussi que le nom de domaine de votre marque/entreprise soit disponible en .com, .ca ou autre, selon le marché géographique que vous visez.

Avant de penser à nom sexy, avez-vous pensé à un nom « trouvable » sur les moteurs de recherche? Le mieux est l’ennemi du bien. 

Avez-vous besoin d’être trouvé sur Google?

Évidemment, je prends ici pour acquis le fait qu’un jour ou l’autre vos clients potentiels vont utiliser les moteurs de recherche pour trouver de l’info sur vous : vos coordonnées, votre historique, plus d’infos sur vos produits ou services, etc.. Si vous pensez qu’Internet ne fait pas partie du processus d’achat chez vos clients et donc votre entreprise ne devrait pas s’en soucier, c’est une autre histoire.

[J’en profite pour inaugurer une nouvelle catégorie de billets sur ce blogue: évidences du marketing. Pas de grand argumentaire pour des opinions et pas de grande recherche pour expliquer des faits. Juste quelques évidences. Et du bon sens.]

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Un petit mot rapide pour dire que je suis bien et tout est sous contrôle à Santiago. Un grand merci à tous ceux qui m’ont écrit. J’ai essayé d’appeler en Roumanie et au Québec mais les réseaux de télécommunication étaient en mauvais état la nuit du tremblement de terre.

C’était le tremblement de terre le plus fort que j’ai jamais vécu. 8,3 degrés à Santiago (où je me trouve), 8,8 dans le sud à Concepción. C’est arrivé à 3h34 du matin. J’étais en train de faire les valises parce que ce matin on devait prendre l’avion pour Buenos Aires. Multitasking oblige, je faisais aussi du ménage donc du coup j’avais toutes les fenêtres ouvertes. Quand ç’a commencé, je me suis dit que c’était le vent qui faisait claquer les fenêtres et la porte mais les rideaux bougeaient pas. J’ai mis les mains sur la porte et c’est là que j’ai compris que c’était pas le vent. Quelques secondes plus tard la lumière clignotait et tout bougeait extrêmement fort, y compris le sol sous mes pieds. J’ai ouvert la porte et je suis sortie à la course. J’habite au premier étage. On aurait dit que la nature était déchaînée et à chaque seconde qui passait, le mouvement était plus intense. En sortant, j’ai croisé mes voisins français et ç’a m’a tranquillisée à quelque part.  On dirait que c’est moins pire quand ça va mal et on ne se sent pas tout seul. C’était long, très long.

La plus effrayée était l’administratrice de l’immeuble, une chilienne dans la quarantaine. Elle m’a dit qu’il pourrait avoir une réplique et c’est ce qui m’a fait le plus peur. Entre 3h30 du matin et 7h00, j’ai dû sortir plein de fois de chez moi. J’ai essayé d’appeler et même d’envoyer un message sur Facebook avec mon cellulaire pour dire que j’étais ok mais c’était en vain, le réseau était collapsé. Finalement le courant est revenu, j’ai ouvert la télé et je suis tombée endormie…Vers 9h30, j’ai sauté du lit en voyant les images. Je me suis dit que je devais à tout prix trouver un moyen de dire à ma mère que j’étais ok puisque si elle voyais les images que je voyais, elle était sûrement en état de panique.

[J’avais écrit ce message hier mais j’ai pas pu le mettre en ligner car j’ai manqué de batterie et ensuite j’ai manqué d’électricité.]

Je l’ai su après, dans les médias, que c’était un tremblement de terre qui a duré deux minutes.

Aujourd’hui, dimanche on a encore manqué d’électricité dans certains quartiers de Santiago mais c’est la moindre des choses. La situation est terrible dans le sud du pays donc ici on se sent vraiment privilégié. On parle de villes et villages au bord de la mer qui ont été fortement touchés…parfois complètement rasés par les vagues. Les autorités chiliennes contrôlent bien la situation et tout le monde a mis la main à la pâte pour aider.

Le seul « hic » pour l’instant : hier les autorités avaient nié la possibilité d’un tsunami et finalement c’est arrivé. On parle de vagues de 15m. D’un autre côté, le temps de réaction entre le moment où on sait que ça va arriver et l’événement-même est tellement court, qu’on ferait plus semer la panique que vraiment pouvoir aider ou évacuer.

Il y a eu des répliques pratiquement toute la journée hier et une partie de la journée aujourd’hui. La plus forte était ce matin. On parle d’environ 6 degrés sur Richter. Inutile de vous dire que ça m’a pris 3 secondes pour sauter du lit et aller dehors. Si quelqu’un bouge la table, j’ai encore l’impression que les secousses vont recommencer…

Si vous avez essayé de me contacter sachez que les communications sont encore difficiles et même mes parents de Roumanie ont pas encore pu me parler au téléphone.

Certains journalistes canadiens ont essayé d’entrer en contact avec moi. Vraiment, j’aurais aimé vous parler mais j’ai manqué d’électricité et j’ai pas pu aller dans un centre d’appels. Et si vous avez essayé de me joindre sur mon cellulaire vous avez sûrement eu le même sort que mes parents : le réseau n’a pas fonctionné.

Si j’avais quelque chose à vous transmettre, c’est que les images du sud du pays sont terribles mais que tout le Chili n’est pas un chaos. Si vous voyez ce que je vois à la télé, vous devez avoir une image de catastrophe généralisée. Rassurez-vous tout le pays n’a pas été affecté. Mais oui, la situation est très très difficile.

23h55 : Pendant que j’écris ce message, il vient d’avoir une autre réplique.

Encore une fois, on se sent privilégié à Santiago.

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Je suis en plein processus de magasinage d’un plan de santé. Après avoir demandé des conseils à mes amis, fouillé sur le web, parlé avec les gens à la clinique médicale où je vais le plus souvent, j’ai fait une mini-sélection de ISAPRES (Instituciones de Salud Previsional).

Je vous rappelle qu’au Chili on a un système de santé à deux vitesses et que si vous ne voulez pas payer le plein prix dans le privé, vous pouvez payer une mensualité à une ISAPRE et cela vous donne accès à des tarifs réduits. Ce n’est pas une assurance. À un plan ISAPRE on peut joindre une assurance santé complémentaire. Cette semaine j’ai signé pour une ISAPRE et maintenant je magasine pour une assurance.

Bref, je me suis fait une tête sur ce que je voulais et je suis allée rencontrer des vendeurs. Processus simple : se présenter aux bureaux d’une ISAPRE, prendre un numéro et attendre. Grosse pancarte en avant du bureau : VENTES. Premiers deux messieurs rencontrés chez Consalud : un plus souriant que l’autre, charmants quoi. Vient le tour d’une dame qui dit travailler pour Cruz Blanca depuis exactement 26 ans. C’est mon âge, donc sûrement un signe du ciel que je dois signer pour son offre.

Pour les fins de l’histoire, on va les appeler des vendeurs d’assurances même si un plan ISAPRE n’est pas tout à fait une assurance.

Les offres de service

Après ces charmantes rencontres, je me retrouve avec une pile de papiers, une analyse à faire et une décision à prendre. Arrivée à la maison, je regarde attentivement les papiers qui me présentent les services et je constate que j’y comprends pas grand-chose. 
Pour vous donner une idée : il y a deux types de services de santé, les ambulatoires et les hospitaliers. Un plan de santé inclut normalement une clinique déterminée (qui peut offrir des sois ambulatoires, des hospitaliers ou les deux) avec un tarif préférentiel ainsi qu’un tarif libre elección (libre choix).

Le gagnant

Je choisis finalement Consalud, pour plusieurs raisons :

  • La clinique déterminée dans un des plans qu’on me propose semble avoir bonne réputation en soins hospitaliers. Critère : le quartier dans lequel elle se trouve.
  • L’option libre choix avec la clinique en soins ambulatoires me convient. Critère : prix. C’est ma clinique donc j’y suis déjà allée assez (trop) souvent pour savoir que les services, l’attention et les heures d’ouverture me conviennent.
  • Le prix global du plan est ok.
  • Le vendeur est ok.

Le gagnant déclaré : un des deux charmants messieurs de Consalud.

Le temps de passer à la caisse

La fin février approche et je voulais m’assurer d’avoir mon plan pour le début mars. Impossible. Il faut payer aujourd’hui pour le mois d’avril. C’est comme ça que ça marche. Demandez-moi pas pourquoi.

Comme je n’ai pas encore de compte bancaire ici et donc je ne peux pas leur faire des chèques postdatés, je paie maintenant pour les trois premiers mois.

À la deuxième rencontre, je dis au vendeur : « On est en février, je vous paie pour avril-mai-juin. Vous gardez l’argent et moi j’ai rien avant avril, c’est ça? » Il est mort de rire : « C’est ça ». Super! Je me console : pas le choix. En plus, Cruz Blanca prenait même pas le paiement comptant. Rajoutez un point à la liste de plus haut : « facilité » et méthodes de paiement.

La leçon

En y pensant mieux, cette situation m’a donné une excellente leçon : comment se faire payer. Ce que mon vendeur me disait indirectement pendant que je signais allègrement son offre? « C’est comme ça que ça marche, si vous aimez pas ça, vous pouvez aller voir ailleurs».

C’est la première fois que je le mentionne directement sur ce blogue mais la famille et les amis proches savent comment cette histoire m’a provoqué des insomnies dans les derniers mois. Être en plein temps des fêtes et devoir passer deux jours au téléphone ou au bout du clavier pour se faire payer, c’est énorme. C’est 2 jours ouvrables sur 5, ce qui veut dire moins de temps pour travailler effectivement sur les projets en cours, pour faire du développement des affaires ou réfléchir au futur de son entreprise. C’est aussi une perte d’énergie et de motivation. Devoir prendre une heure pour rédiger un courriel politically correct pour expliquer à un client dont les politiques de paiement sont irréalistes qu’on ne peut pas financer son projet avec notre argent, ça coupe l’enthousiasme. Avoir un échange de 75 courriels avec un client potentiel qui finalement ose demander qu’on lui fasse une analyse financière de la rentabilité de son projet avant de signer un contrat et avant de payer, ça quitte l’énergie.

Passage nécessaire pour grandir, développer son instinct et savoir imposer les règles du jeu? Apprentissage?

Si j’avais su comment ce vendeur était inspirant, j’aurais magasiné une ISAPRE avant. Je pense lui envoyer une carte de souhaits.

PS : Le silence de ces jours est aussi une conséquence de ma réflexion : ai-je vraiment envie de vous raconter que ça va quand ça va pas? Bloguer est pour moi une façon de communiquer, exprimer mes idées,  tisser des liens  et me faire connaître. Jamais une place pour des montées de lait ou pour défouler des frustrations de la vie quotidienne. Par contre, il se peut que le jour où ça n’ira plus, j’arrête d’écrire.

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Je brise ce mini-silence déclaré pour partager avec vous un exemple d’erreur fréquence dans la gestion d’une campagne de mots-clés AdWords.

Qu’est-ce AdWords?

Pour faire une histoire courte, Google AdWords un programme publicitaire de Google qui vous permet de placer des annonces dans les résultats de recherche. C’est ce que vous voyez apparaître en haut au centre et à droite lorsque vous faites une recherche sur Google et on vous indique qu’il s’agit de « liens commerciaux ».

Vous pouvez évidemment personnaliser vos annonces et cibler leur apparition en fonction d’un territoire défini.  Vous payez au clic et vous êtes en concurrence avec d’autres annonceurs. Pour en savoir plus, c’est par ici.

Le but de mon message n’est pas de vous initier à AdWords mais plutôt de vous sensibiliser par rapport à quelques pratiques à éviter. Voici un classique : la page de destination n’est pas pertinente.

Qu’est-ce qu’une page de destination?

Pensons voyage ou déplacement. Si vous devez vous rendre du point A au point B, A est le départ, B est la destination. B peut être un pays, une ville ou une adresse précise sur une rue définie.

Pour les néophytes, en langage web, une page de destination, page d’atterrissage ou « landing page » en anglais est une page définie d’un site web qui répond à une question spécifique.

Cas pratique : vous trouvez que je suis brillante et vous avez envie de parler de moi sur votre site web, blogue, page Facebook, (point A dans mon analogie-voyage). etc.. Plus encore, vous insérez un lien vers mon blogue.

  • Si vous faites référence à mon blogue en général, vous pouvez utiliser le lien carmengerea.com, qui va amener les visiteurs sur ma page d’accueil.
  • Si vous faites référence à mon parcours, vous pouvez utiliser le lien http://carmengerea.com/qui-suis-je/.
  • Et si vous voulez indiquer comment on peut me contacter, vous pointez vers http://carmengerea.com/contact/.

Évidemment, mon explication est un peu grossière mais vous avez sûrement compris l’idée:

une page de destination = une URL spécifique (www) = un besoin (question) spécifique

Vous avez aussi compris que pour faciliter la tâche de l’utilisateur, si vous mettez en place une campagne de bannières, vous faites une promotion, un envoi e-mail, etc., vous avez intérêt à pointer vers une page pertinente par rapport au contenu de votre annonce. Pas besoin de m’envoyer à la page d’accueil si vous avez un produit en spécial sur votre site web. Montrez-moi votre produit.

Il en est de même avec vos annonces AdWords. À moins d’avoir une campagne où vous prenez consciemment la décision de pointer vers votre page d’accueil (pour une question de branding, lancement d’un nouveau site, etc.), il est préférable d’utiliser des liens différents et spécifiques pour des annonces différentes faisant références à des produits ou services différents.

J’arrive enfin à mon exemple d’erreur AdWords.

Page de destination non pertinente

Dans la recherche qui suit, j’ai utilisé les mots « posada Buzios ». Posada ou pousada est un type d’hébergement. Buzios est une station touristique au Brésil. Voici le résultat :

 
 
En cliquant sur le premier lien en haut pour aller sur le site booking.com, on m’offre de l’hébergement en France:

Êtes-vous aussi confus que moi? France-Brésil? Un peu loin, non? Je me demande si booking.com offre aussi les billets gratuits pour se rendre d’un endroit à l’autre.

Une erreur qui sera sûrement corrigée. Surtout si les gestionnaires de la campagne se rendent compte que cela leur coûte cher et les résultats ne sont pas au rendez-vous.

D’autres erreurs fréquentes dans les campagnes de mots-clés

Selon Forrester, on peut regrouper les erreurs en trois principales catégories :

  1. Mots-clés,
  2. Conversions,
  3. Pages de destination.

Source: The Best And Worst Of Paid Search In 2009
 
Vous pouvez télécharger l’étude sur le site de Omniture.

Quoi faire?

L’erreur est humaine. Aujourd’hui ou demain vous pouvez sûrement faire mieux qu’hier.

Bonne optimisation!

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Voici quelques jours que je n’écris rien sur ce blogue. Et pourtant, j’y pense dix fois par jour et dans mes brouillons j’ai encore plein d’articles commencés. Plein de sujets s’ajoutent à chaque jour. On dirait cependant que les mille et une choses à faire et les préoccupations quotidiennes ne me permettent pas de prendre du temps pour réfléchir 100% blogue. Il en est de même pour Twitter. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais plutôt la possibilité de décrocher du reste pour écrire.

Je vous dis donc à bientôt, quelque part vers la fin de cette semaine, quand les choses devraient s’être calmées et mon blogue chéri aura regagné sa place dans l’agenda et dans mon esprit.
 

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