Tout dernièrement j’écrivais sur ma décision de remettre ma démission. Voici comment j’ai décidé de troquer le statut d’employée pour poursuivre un rêve.

Mise en contexte : D’une part, cela faisait un certain temps que je me posais des questions sur ma carrière et des idées avaient commencé à prendre forme, autant dans ma tête que sur papier.

D’autre part, il y avait ce contrat de travail qui durait depuis six mois et que j’avais accepté avec énormément d’enthousiasme. C’était très bien, mais contrairement à mes attentes, ce n’était pas exactement ce que je voulais faire. En me connaissant, si la passion n’était pas là, cela avait sans doute commencé à transparaître. La dernière chose que je voulais était de faire du 8 à 5 en ayant un rendement moyen dans une entreprise qui m’avait donné la chance de faire un super boulot. En affaires comme en amour, si 1+1 est plus petit que 2, il y a matière à réflexion.

En même temps, j’avais recommencé à étudier, cette fois-ci au deuxième cycle en affaires électroniques, ce qui a confirmé en partie mes intérêts professionnels et personnels.

Solution temporaire : Faire mon plan d’affaires, valider mes idées et étudier le marché.

Constat : Quelques mois plus tard, les ingrédients nécessaires sont au rendez-vous et je veux me lancer. Après maintes réflexions, il faut passer à l’action.

Décision : C’était devenu clair que remettre ma démission était la meilleure chose à faire.

Suite : Trois semaines de préavis plus tard. Un vendredi fin de journée. Je quitte le bureau et en rentrant chez moi je me sens bien parce que je sais qu’une nouvelle étape commence. Ce ne sera pas facile mais j’y crois et je recommence à rêver.  

Pourquoi se lancer en affaires ?

Pour maintes raisons, dont :
1. On a une passion et on veut en faire une activité lucrative.
2. On perd son emploi et on se doit de (re)définir ce qu’on fait et ce qu’on est.
3. On a une idée, on identifie un besoin sur le marché et on veut voir si on peut y répondre.
4. On en a marre de son boss et on veut être son propre patron.
5. On veut gagner plus.
6. On veut avoir un horaire plus flexible.
7. On veut plus de vacances, etc.

C’est une combinaison de la raison 1 + la raison 3 qui a motivé mon choix. Honnêtement, je prévois qu’être son propre patron sera synonyme de beaucoup de discipline, peu ou pas de vacances et moins d’argent dans mes poches pendant au moins une année (à moins de gagner au 6/49 et pour ça il faudrait que je commence à acheter des billets plus souvent !).

Je me rappellerai toujours cette phrase qu’on m’a dite quand j’étais très jeune : aucun chemin de roses ne mène à la gloire.

Pourquoi moi ?

Quelques constats personnels qui ont motivé mon choix et le moment :

- Je me définis comme étant multidisciplinaire, je m’intéresse à beaucoup de sujets relatifs à la vie d’une entreprise donc me limiter à faire du marketing devenait de plus en plus difficile. Je rigole souvent en disant que je suis une marketeuse mais en réalité je tends à avoir une approche globale, une sorte de vision holistique.

- Avec le temps, j’ai compris que je pouvais avoir autant d’intérêt pour le marché des cosmétiques, le marché des produits de construction, le tourisme ou les nouvelles technologies. Mes compétences et connaissances peuvent s’appliquer dans pratiquement tous les secteurs et c’est ce qui me nourrit.

- Dans les plus beaux projets et les plus intéressantes organisations avec lesquelles j’ai travaillé, il y a eu plusieurs ingrédients communs : de la recherche marketing, de la veille, du web, de l’international et…des gens.

- Il me fallait concrétiser les idées qui me trottaient dans la tête et j’avais le goût de m’investir.

Est-ce suffisant d’avoir une idée ?

Que ce soit pour améliorer un produit, pour offrir un service ou pour carrément bricoler une machinerie révolutionnaire,  tout le monde a des idées. Le problème est qu’on passe trop de temps à se dire que ça marchera pas, qu’on n’a pas assez d’argent pour pousser l’idée plus loin, qu’on est trop jeune, qu’on n’a pas étudié en affaires donc on sait pas comment ça marche, etc. Faire est donc un verbe qu’il faut utiliser plus souvent que jamais.

Quelle est notre capacité à gérer le risque ?

Même si la volonté et le désir d’entreprendre sont là, il y a du risque. Ne pas avoir un chèque qui rentre le jeudi est somme toute une situation que je n’avais pas expérimentée depuis des années. C’était au moment où je commençais mes études en France et pouvoir travailler voulait dire plein de déboires avec la gentille administration française. J’ai donc fait un stage non-rémunéré. Comme quoi s’il y a un problème, il y a toujours une solution.

Quand se lancer ?

Se lancer pendant qu’on est encore en emploi est idéal mais on arrive vite à la conclusion que la journée a 24h, autant pour nous que pour nos clients et partenaires potentiels. Ce qui veut donc dire que même si on est un oiseau de nuit et qu’on travaille bien la fin de semaine, si on veut communiquer avec des gens, il faut être disponible sur leurs heures de bureau. Il faut aussi avoir la tête reposée et pouvoir profiter de la lumière du jour pour se creuser les méninges.

3, 2, 1…go !

Finalement, il n’y a pas de meilleur moment que le moment présent. Quand on sent qu’on peut tout perdre sauf son temps. Quand on se sent prêt. Quand on sait qu’on peut perdre son petit coussin financier mais qu’on est prêt à donner son 110% pour soulever le défi. Et aller au bout de ses rêves.

 

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