Cas vécu 1 : le classique « Ah!!! Tu travailles en marketing? Donc tu fais de la pub! »

« Euh…excusez-moi? Pas tout à fait… »

C’est là qu’on se rend compte que pour un nombre hallucinant de personnes, le marketing, c’est de la pub, du lavage de cerveau, bref, du n’importe quoi! Tout sauf une science. Pire encore. Pas plus loin que cette semaine, discussion avec un monsieur chilien :

Lui : Que faites-vous dans la vie?
Moi : Je travaille en marketing. En marketing digital, en realidad. Et vous?
Lui : Moi je m’occupe des ordinateurs. Vous vous occupez des fenêtres pop-up, c’est ça?

Vu qu’on était en train de danser le tango, je n’ai pas eu le choix que de lui dire « ah non, pas vraiment », de lui lancer un grand sourire et de continuer allégrement de faire des ochos.

Cas vécu 2: marketeuse sur les formulaires

Mais quelle idée que de demander aux gens leur profession! Dans la paperasse des derniers mois, j’ai eu à remplir un tas de formulaires dont plusieurs aux douanes (à l’entrée au Chili ou en Argentine). Quelqu’un a eu la brillante idée d’inventer la case qui tue : profession. Auch! Je crois que j’ai écrit quelque chose comme : « professionnelle en marketing » ou « consultante en marketing » (inquiétez-vous pas, c’est bien vu partout dans le monde! ).

Finalement, justice sera faite. Ou la revanche des marketeurs

Cas vécu 3 : exporter ses connaissances

Le fait que le pseudo-métier de marketeur ne soit pas réglementé a plusieurs avantages. Pas besoin d’adhérer à un ordre professionnel ou avoir une autorisation spéciale pour exercer votre métier. Et vous pouvez exporter vos connaissances assez facilement!

Dès mes premiers périples au Chili il y a quelques années, j’ai réalisé que j’étais encore plus… spéciale, si je peux dire comme ça. Pourquoi? Ici la formation au premier cycle est assez généraliste et pratiquement tous mes confrères ont le titre de « ingenero comercial » (ingénieur commercial, vous vous en doutez bien). Au premier cycle ils n’étudient donc pas dans une concentration particulière. Ils vont se spécialiser dans une formation de deuxième cycle ou tout simplement sur le marché du travail.

Cas vécu 4 : l’effet WOW ou le bonheur!

Si vous permettez, je vais profiter de ce billet pour me jeter quelques fleurs. L’année dernière quelqu’un m’a offert une carte et m’a écrit ceci :

You can do many things great. You can speak four languages, and market any product you want in any country you want.
 

J’avoue…

…qu’en réalité, je dis souvent que je travaille en marketing lorsque j’ai une première conversation avec quelqu’un, je ne connais pas son vécu et son rapport avec le monde des affaires.  C’est pour synthétiser et donner une référence mentale qui m’associe, à tort ou à raison, avec un domaine. Mais à partir du moment où je connais quelqu’un, comme je m’intéresse à trop de choses, j’évite de réduire tout à un seul mot.

Morale de l’histoire

Ce qui compte, ce n’est pas que vous ayez lu Kotler ou pris des cours de marketing. Ce sont vos aptitudes, attitudes et tous les autres petits plus. Bref, c’est l’ensemble de l’œuvre!

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