Avez-vous déjà planifié chaque minute de votre journée?
Si oui, y’a-t-il une place pour la spontanéité dans votre quotidien malgré tout ça? Règle générale, savez-vous faire la différence entre planifier votre agenda professionnel et celui personnel?

Voici un scénario classique que j’ai vu (trop) souvent dans les dernières années. Assez souvent pour me demander si j’étais normale ou pas ou si c’était juste un truc culturel :
Vous avez planifié un souper avec des amis. Ils doivent arriver à 18h00. À 18h17 personne n’est arrivé. Vous sentez des bouffés de chaleurs. Vos enfants doivent manger à 18h30 pile sinon leur biorythme sera à l’envers.
OU
C’est vous l’invité au souper. L’heure indiquée est 18h30. À 19h00 vous appuyez sur la sonnette et vous faites une p’tite prière en espérant que l’hôte ne soit pas fâché contre vous.
OU
Vous avez mis plus d’un mois pour planifier un souper avec des amis parce que vos horaires respectifs ne correspondent jamais.
Vous avez un sentiment de déjà-vu/déjà-vécu? Ne vous inquiétez pas. Vous n’êtes pas tout seul.
Voici quelques faits/observations de l’hémisphère sud :
- C’est très difficile voire impossible d’avoir une réunion d’affaires à 7h30 avec quelqu’un. Par contre, pas de problème pour 18h00 voire 19h00. Et non, ce n’est pas pour souper!
- Il y a bien des gens qui sont encore au bureau 19h00. Non pas parce qu’ils sont des gestionnaires workaholics, des chefs d’entreprises ou parce qu’ils font du zèle. C’est juste que la journée de travail est plus longue.
- Si un party commence à 22h00 et vous êtes arrivé à 22h05, c’est que vous êtes un étranger. Les gens de la place arrivent souvent plus tard. Et personne n’est fâché, au contraire.
Scénario classique ici:
Vendredi soir : ça arrive qu’on vous appelle à 23h00 pour vous demander si vous avez envie de sortir. Pas dans une semaine. Là, maintenant.
Si vous acceptez l’invitation, il se peut très bien que vous soyez de retour chez vous à 6h00 du matin.
Du coup, ce samedi vous allez dormir jusqu’à 13h00. Vous n’allez pas faire l’épicerie tôt le matin et – devinez quoi – c’est pas grave, il n’y a pas de guerre, ni de famine. L’épicerie sera encore ouverte à 17h00.
Il y a de bonnes chances que vous soyez très heureux!
Constante: la journée a 24h pour tout le monde.
Trouvez l’erreur.





déjà 2 commentaires
29 August, 2009
Ta réflexion touche 2 problèmes centraux à l’échelle individuelle de la gestion du temps : 1) l’ordonnancement ou la priorisation des choses à faire et 2) le maintien d’une énergie résiduelle capable de nous faire traverser les journées, les semaines… et les années sans péter au frette.
Quand la passion pour ce qu’on fait est débordante et que la plage de 24 heures nous est totalement ouverte (ou presque), on peut encore trouver le moyen de moyenner… Pour ma part, le plus difficile, c’est encore de gérer les foutues tâches qui me lèvent le coeur. Je les repousse jusqu’à l’indécence et, pire, elles détraquent mon pacing des autres tâches.
Ma solution ? Le 50/10. Je me planifie des morceaux de journée, un bloc d’au moins 3 ou4 heures, et je le divise en blocs de 50 minutes de tâches chiantes et de 10 minutes de YouTube à écouter les meilleurs covers de Welcome to the black parade (MCR). Je suis chaque fois fasciné par les résultats : j’entre en compétition avec moi-même et je m’en sors.
Désolé, je suis hors sujet de 12 degrés et demi. Il est 16h46 à Québec. Et les chances que le téléphone sonne en ce samedi pour une invitation à l’improviste pour un souper sont peu probables. YES SIR!!!!!!!!!!!!! J’attaque les DVD de la 5e saison de House.
30 August, 2009
@Lex
J’aime l’idée de la discipline et du découpage de tâche. Étant moi-même accroc à YouTube, j’aurais tendance à appliquer ta recette. Par contre, même au summum de sa forme, la connexion Internet ici ne me permet pas de regarde un vidéo sans m’énerver.
À propos du téléphone qui sonne à l’improviste: plus je planifie mes sorties ici, plus j’ai tendance à changer d’idée ou annuler. La raison? Principalement parce que je ne prévois pas la fatigue, l’envie de rien faire, les autres activités imprévues mais intéressantes, etc. Bref, moins je prévois, plus j’ai du fun à faire des trucs et plus j’embarque dans des activités.
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