Le Chili est un pays qui a énormément à offrir à ceux qui sont prêts pour l’aventure et qui ont la patience et la débrouillardise dans le sang. Par contre, travailler ici, c’est être prêt à assumer dix fois plus de défis qu’en Amérique du Nord ou en Europe de l’Ouest. Ce qui est pour vous « normal » pour eux (= l’employeur chilien), ne l’est pas.

Le CV à la chilienne ressemble beaucoup à celui à la française : on y met l’âge, la situation familiale (marié/divorcé/célibataire, nombre d’enfants), la photo, etc. Bref, des détails sur la vie personnelle qui seraient impensables en Amérique du Nord. Et qui sont source de discrimination. Les gens vont jusqu’à mettre leur RUT, le numéro d’identification national qui permet au potentiel employeur de faire des recherches sur tout, y compris les dettes de la personne.

La journée de travail commence généralement à 9h00 et se termine à 18h00 ou même 19h00. Oui, cet horaire est pour tout le monde, pas juste pour les workalcoholics, les employés qui font du zèle ou les hauts gestionnaires. Monsieur-madame-tout-le-monde travaille beaucoup et le travail est une valeur nationale, comme je l’ai déjà dit.

Se faire payer ou prendre des vacances est normal, légal (!) mais parfois non respecté par l’employeur. Eh oui, j’ai déjà vu des gens qui n’ont pas reçu leur salaire à temps ou ont arrêté de rentrer au travail pour démontrer leur indignation. Ou des gens qui travaillent depuis x ans dans la même boîte et ont jamais pris congé. Bien sûr évidemment, ils sont indispensables pour leur patron.

Être femme sur le marché de l’emploi au Chili comporte évidemment les mêmes définis qu’en Amérique du Nord ou en Europe de l’Ouest. Plus quelques difficultés supplémentaires dues, entre autres, à une peur des employeurs de devoir assumer les frais d’un congé de maternité. C’est assez systématique : les employeurs ont peur des femmes qui pourraient tomber enceintes.

Évidemment, des abus, il y en a partout dans le monde et lorsqu’on décide de se lancer dans un autre pays, il faut être prêt à vivre les différences et à assumer.

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