Ces jours-ci je parle beaucoup de référencement organique. Premièrement parce que je donne de la formation en optimisation pour les moteurs de recherche (en espagnol, pour la p’tite histoire) et deuxièmement parce qu’avec le concours qu’on vient de lancer chez BW2, le sujet revient souvent sur la table.

Comme Ali Kinaze le disait dans son excellent article sur l’optimisation pour Google, il y a beaucoup de gens qui demandent des conseils. Alors pour les amis, les internautes tombés sur mon blogue et les clients pas de budget, afin d’éviter de redire plein de fois la même chose, voici des pistes pour bien écrire un titre et vous donner un coup de main dans l’optimisation du référencement de votre site web.

Qu’est-ce qu’un titre?

C’est ce que vous voyez dans les résultats de recherche Google :

Dans la partie supérieure à gauche de l’écran :

Et au niveau du code source* de la page :

<title>Mes prévisions marketing et web pour 2010 | Le blogue de Carmen Gerea</title>

*Truc technique que vous pouvez ignorer mais que votre programmeur connaît. Par contre, c’est votre travail de marketeur/gestionnaire de projet de déterminer un bon titre. 

La balise TITLE, l’URL et la balise meta description ce sont trois éléments importants sur lesquels vous avez le contrôle. C’est la base du référencement naturel et le point de départ pour vos devoirs. Quand vous aurez fini avec cette étape, il y a tout un tas de critères sur lesquels se pencher. 

Pour définir une bonne balise TITLE

Vous devez:

Penser à une page web et non pas à un site web. Vous ne pouvez pas bien performer sur chacune de vos pages tout simplement parce que vous avez des niveaux de contenu différent, avec du texte plus ou moins spécifique ou général.

Savoir que chaque page doit avoir un titre différent. Point. Tout simplement parce que chaque page est différente, elle a des objectifs différents et des mots-clés spécifiques.

Penser que le contenu doit être compréhensible hors du contexte. Si vous ouvrez un journal et vous avez un article sur un tremblement de terre avec une image percutante à côté, il est bien possible qu’un titre du genre « Catastrophe » vous invite à commencer la lecture. Dans le web, vous avez besoin de plus que ça pour attirer le lecteur, l’intéresser et faire en sorte qu’il clique sur votre lien pas chez le voisin. Vous avez moins de temps (quelques fractions de secondes) et moins de place (quelques caractères) pour rendre un titre intéressant dans un résultat de recherche Google.

Penser à un titre atemporel. Sauf si votre contenu parle d’un événement en particulier qui a eu lieu ou qui aura lieu, pas besoin de mettre une date dans le titre. On veut pas savoir que c’est votre newsletter du 4 avril 2007, on veut savoir de quoi il s’agit (du contenu les amis!).

Avoir une vision d’ensemble sur le trio titre + meta description + URL :

et utiliser des :

  • Mots clés spécifiques
  • Synonymes
  • Verbes, adverbes, noms

Choisir les bons mots clés

Il est essentiel de bien choisir ses mots clés et d’utiliser le langage de son public cible. Où les trouver ces fameux mots? Dans la tête de l’utilisateur. Quelques pistes :

  • Service à la clientèle, service technique : courriels et appels que vous recevez de vos clients.
  • Infos sur le trafic de votre site web (web analytique).
  • Tests utilisateurs.
  • Générateur de mots clés de Google AdWords

Longueur et structure de la balise TITLE

La longueur d’un titre peut aller jusqu’à 60 caractères, incluant les espaces. Cela ne vaut pas dire que vous devez tout remplir l’espace à votre disposition en énumérant des mots clés ou en abusant des articles.

Le nom de la marque ou de l’entreprise dans le titre
Votre marque est importante, vous l’aimez et vous avez envie d’en parler partout? Pas nécessaire. Surtout que vous voulez probablement attirer de nouveaux visiteurs/clients potentiels, pas ceux qui vous connaissent déjà. Et oubliez-pas le trio titre + description + URL. Pas besoin d’avoir la marque dans chacun des trois éléments.

La forme du titre dépend du type et du contenu de la page. Il peut s’agir de la présentation d’un service ou produit, une question fréquente, un article, un billet de blogue, etc.

Pour des sites complexes, pensez à développer une structure cohérente que vous allez appliquer à l’ensemble des pages:

Nom du produit | Titre de la catégorie | Nom de la marque

Nom du produit | Titre de la catégorie | Nom de la marque, de l’entreprise, de la ville, du pays

Titre de l’article | Titre de la section | Nom de l’entreprise

Titre de la question | Titre du site

Etc. etc. etc.

Essentiel : le GBS 

Exemples à NE PAS suivre :

Description des produits | EntreprisemachinINC.

Caractéristiques des services | NotremarqueadoréeINC.

Point de vue utilisateur : Euh, pardon? Des caractéristiques de quoi? Et à quoi ça me sert déjà?
Point de vue Google : Ouais, comment je fais pour classer ça dans mes 19 500 000 résultats de recherche? Je vais passer à autre chose.

Peu importe le type de document que vous avez sous vos yeux (page web, document PDF, présentation Power Point, image, etc.) ou le type de contenu (article, description de produit, vidéo sur Youtube, communiqué de presse, etc.), vous devez faire appel à la loi du GBS (gros bon sens) pour donner un titre. Si vous venez du monde de l’imprimé ou si vous êtes journaliste dans la presse écrite, vous devez prendre un virage web si vous voulez produire des contenus qui performent.

Avant de terminer, je vous conseille de lire:

>> L’article de Michelle Leblanc sur comment écrire un communiqué de presse optimisé.

>> L’article d’Ali Kinaze sur comment optimiser facilement son site pour Google

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